Voyage au Japon : la culture des plaques d’égout illustrées

Posted on mai 2, 2017

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Les plaques d’égout occupent généralement les rues sans attirer l’attention. Le collectif allemand Raubdruckerin avait déjà commencé à s’y intéresser il y a quelques années en utilisant leurs motifs comme tampon afin de décorer des accessoires et des vêtements. C’est cependant au Japon que l’art des plaques d’égout a atteint le statut de phénomène culturel, mettant en scène des illustrations complexes et minutieuses.

Le phénomène est véritablement né dans les années 80, la première plaque ayant été faite en 1977 à Okinawa. Aujourd’hui 95% des villes ont leurs propres plaques d’égout, qui font généralement référence à la culture japonaise avec des symboles liés à l’histoire de la ville ou du pays, à des artisans locaux, à des personnages folkloriques et à des paysages. Le reporter John Daub qui a lancé une émission de courts reportages sur le Japon nommée ONLY IN JAPAN revient sur cette pratique en rendant visite à la fonderie Nagashima Foundry Co. qui fabrique ces fameuses plaques, avec aujourd’hui plus de 12 000 motifs différents répartis dans tout le pays.

Pour en voir plus, le photographe MRSY en a répertorié des centaines sur sa galerie Flickr et l’artiste designer Remo Camerota en a même fait un livre en 2010 nommé « Drainspotting ».

Lien pour le reportage

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